Pour rester libre au travail comme dans la vie

rester libreNe demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous. Demandez ce que vous pouvez faire pour votre pays.

J’ai toujours trouvé cette citation de John Fitzgerald Kennedy très intéressante. Après tout, c’est chacun d’entre nous « le pays », où que nous soyons et quelle que soit la place de celui-ci sur le globe. Nous influençons notre pays, tout comme il nous influence. Ainsi, un pays ne peut effectivement rien faire pour nous à moins qu’on n’y ait consenti, d’une façon ou d’une autre. Lorsque nous avons une foule d’attentes envers les gens de notre environnement, ceux qui nous gouvernent ou face à son employeur, on se place en situation passive où notre pouvoir se résume trop facilement en la critique. En relayant tout le pouvoir à l’extérieur de soi, on peut avoir l’impression de se libérer sous prétexte que les autres doivent assurer notre bien-être. Et c’est là qu’on a tout faux. Reprenons donc la phrase célèbre de Kennedy à d’autres sauces.

Rester libre face à votre employeur

Au travail, ne demandez pas ce que votre employeur peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour votre employeur. En adoptant cette philosophie, vous aurez, par exemple, nourri l’assurance vous permettant de démarrer un éventuel projet d’affaires ou fonder votre propre entreprise. Votre pays sera heureux de vous inscrire parmi les statistiques de création d’entreprises et d’emplois. Il n’aura rien fait pour vous de grand, mais il ne vous aura pas empêché de le faire. Ce qui serait impensable si vous habitiez Cuba, par exemple. Si votre objectif n’est pas de vous lancer en affaires, votre esprit d’entreprise aura certes contribué au développement de votre milieu ou à l’amélioration du travail. Ceci profitera non seulement au développement de votre carrière, mais ajoutera grandement à votre estime de soi; sans laquelle, soit dit en passant, le bonheur reste un concept.

Rester libre face à votre environnement de travail

Ne demandez pas qu’on change les systèmes, les processus et les environnements de travail. Demandez-vous ce que vous pouvez faire pour transformer votre milieu. Vous savez probablement qu’une seule attitude peut affecter positivement, comme négativement tout un environnement de travail. Ainsi, en influençant positivement votre milieu avec l’une de vos forces, vous ne laisserez quiconque indifférent. Si vos efforts sont vains, vous avez la responsabilité de changer de milieu. Vous manquez de variété dans vos tâches? Ne demandez pas qu’on vous donne des défis. Sortez du cadre de votre description de fonctions. Lancez-vous vos propres défis et soyez heureux d’en partager les retombées ou résultats avec vos proches. Votre marque personnelle dans un milieu suit le développement de votre carrière. Tout ce dont vous avez l’initiative et toutes vos réalisations suivent votre portfolio. Elles bonifient votre expérience et ajoutent de la valeur à votre profil. Tout ce que vous attendez de votre environnement et que vous n’obtenez pas, vous suit aussi… dans le prochain environnement.

Rester libre face à votre patron

Ne demandez pas ce que votre patron peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour votre patron. Si votre relation est fondée sur une communication honnête, vous risquez peu de regretter d’avoir présenté vos nouvelles idées ou vous être engagé dans un nouveau projet. La collaboration, l’engagement ou l’enthousiasme sont des valeurs recherchées et valorisées. Or, si votre patron vous vole vos idées ou vous traite en esclave, rappelez-vous que l’esclavage a largement été aboli dès 1870. Cherchez alors un patron qui vous convienne, pas un nouvel emploi! Vous endurez depuis des mois, voire plus d’un an un emploi qui ne vous convient pas? Vous arrivez à la maison le profil bas, exténué. Votre conjoint est devenu le premier confident de tous vos malheurs au bureau? Croyez-moi, faites vite! Cette fois, il vaut mieux changer d’emploi. Ça vous coûtera vraiment moins cher que de subir un divorce!

Rester libre face à vos collègues

Ne demandez pas ce que vos collègues peuvent faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour vos collègues. Faites cela avec discernement, et vous aurez doublé en peu de temps vos habiletés relationnelles, politiques et assurément votre intelligence émotionnelle. Ne demandez pas de reconnaissance à votre employeur ou à qui que ce soit, n’en attendez surtout pas. Identifiez et reconnaissez plutôt ce que chacun autour de vous fait de meilleur, de bon, de beau et soulignez-le à votre façon. En étant apte à mettre les autres en valeur, vous faites la preuve que vous êtes une personne dotée de valeur. En c’est en reconnaissant votre valeur que votre estime de soi sera transformée!

Rester libre face à votre avenir

Ne demandez pas ce que l’avenir vous réserve. Vous êtes l’avenir de votre présent. Si celui-ci vous semble ordinaire, demain le sera tout autant. Chaque instant est une opportunité extraordinaire pour décider de changer d’option si la vôtre ne vous convient plus. Ce n’est pas votre rôle, votre diplôme, l’entreprise où vous êtes ou le poste que vous occupez qui comptent le plus ou qui font la différence dans un cheminement professionnel. Mais surtout, ce que vous faites avec ce que vous êtes et ce que vous avez. Étrangement, on peut arriver à faire beaucoup avec peu, même lorsqu’on a grandi dans des milieux défavorisés. Et les réalisations sous-jacentes deviennent alors extraordinaires. Plusieurs personnes dotées d’un grand nombre de ressources réussissent parfois moins bien à vivre de la satisfaction au plan personnel ou professionnel. Souvent, elles n’ont pas choisi de miser sur leurs forces, soit pour contenter les ambitions familiales ou sous prétexte de devoir répondre à des impératifs économiques.

Rester libre face à vous-mêmes

Vous êtes la seule personne avec qui vous avez la certitude de vivre le reste de votre vie. Votre tempérament, votre histoire, vos blessures vous sont uniques. Vous possédez votre propre répertoire de forces, de ressources, de compétences, de qualités distinctives. Si vous pouviez seulement vous les approprier, les nommer, les reconnaître et les défendre, comme si votre vie en dépendait. Oui, je suis d’accord, il est très gratifiant de se faire dire combien on a de la valeur. Or, il est toutefois, et des milliers de fois plus nourrissant de reconnaître sa propre valeur et de la mettre au service des autres que de la laisser s’étioler entre les mains de personnes qui ne sauront jamais aussi bien que vous, la faire fructifier.

Personne ne vous doit quoique ce soit. Vous vous devez tout et tâchez de rester libre!

Article de Marie-Sylvie Dionne, originalement paru sur le Huffington Post rester libre, rester libre 

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